En hommage à l’aide soignante, magnifique

mercredi 19 septembre 2012.

http://unelouvecombat.canalblog.com/archives/2012/09/19/25141180.html

 

 

« Elle frappe à la première porte et dit « bonjour …»

Quelques nouvelles

samedi 26 septembre 2009.

Ce blog est au point mort pour une raison bien simple : Marina a été déclarée fibromyalgique, et depuis elle souffre. Constamment; elle est le plus souvent épuisée.

C’est pourquoi ce blog n’a pu être entretenu. J’espère pouvoir reprendre le cours de ses aventures, véridiques et non imaginaires.

Sachez qu’elle se bat, comme beaucoup d’autres personnes, contre cette maladie terrible, qui met à genoux.

Vous pouvez la retrouver maintenant sur mabruetorka.net en ce qui concerne son parcours depuis ces quatre dernières années.

Une association concernant la fibromyalgie a été créée, qui prend beaucoup de temps, malgré de lentes avancées.

J’espère pouvoir vous proposer une écriture plus régulière très bientôt.

Cordialement, pour Marina.

II lui a fait boire l’eau de la bonne mère de Lourdes

dimanche 28 décembre 2008.

 

J’ allais soigner une petite grand mère en fin de vie, dans une ferme.

Avant de pouvoir entrer, je commençais à chaque fois par demander au mari, un bon gros qui se fichait de moi à chaque fois, de bien vouloir rentrer ses oies, dont j’ avais la phobie; J’ avais été obligé de le menacer de ne plus venir.

Il les rentrait toujours en ayant un petit mot sarcastique.

 

La pauvre vieille avait un magnifique escarre; à chaque fois que l’ on rentrait, avec l’ infirmière, (je rappelle à ce propos aux aides soignantes de refuser de donner les médicaments; le risque est trop grand, et la responsabilité personnelle serait engagée)  on n’ en prenait plein les naseaux; L’ odeur était terrifiante.

Un jour, en arrivant pour la soigner , je m’ aperçois que son visage avait une couleur verdâtre.

Inquiète, je demandais à son mari ce qu avait pu se passer.

 

Celui ci me répondit sans rire : je lui ai donné de l’ eau de la bonne mère de Lourdes.

Le flacon datait d’ au moins 30 ans, je l’ avais aperçu trônant sur la cheminée.

L’ infirmière et moi même n’ avons pu nous empêcher de rire, malgré la situation, nous empêcher de rire. Ce n’ est pas de sa maladie qu’ elle mourra mais ça risque d’ être de septicémie fulgurante.

Elle mourut deux jours après; peut être était ce d’ ailleurs aussi bien; la bonne mère l’ avait rappelé près d’ elle, lui évitant de plus grandes souffrances.

Joyeux Noël et joyeuses fêtes !

mercredi 24 décembre 2008.

Joyeuses fêtes à toutes et tous, patients, parents, enfants, et soignants.

 

En souhaitant une amélioration des conditions du monde hospitalier et de soin.

C’est quoi une aide soignante ?

mardi 2 décembre 2008.

 

A mon sens, l’aide soignante est le pivot de la relation médicale; ou de l’accopagnement de la personne âgée.

J’ai eu l’ occasion pendant de nombreuses années de faire du soin à domicile, repris maintenant par des infirmières diplômées.

J’ai soignée en chirurgie, aux urgences.

J’ai préparé des patients, j’ai soigné d’ autres personnes.

J’ai aimé ce métier, dur et prenant.

J’ai aussi eu de bon moments de franche rigolade et de camaraderie.

L’aide soignante est le pivot de cette complicité qu’il doit y avoir dans l’ équipe, de l’ash à l’ infirmière en passant par le médecin. A condition de ne pas oublier qu’elle est le premier interlocuteur du patient ou du malade.

C’ est à elle de rassurer, d’ écouter, d’ expliquer. Elle joue le rôle essentiel de confident; elle écoute et comprend.

Le journal d’une aide soignante change de rédacteur.

jeudi 6 novembre 2008.

Du fait de ses énormes soucis de santé, sa rédactrice n’est pas en état de le continuer.

Il s’agira donc dorénavant pour le nouveau rédacteur de relater les dires et réflexions de cette « future » ancienne aide soignante, qui a commencé à l’age de 16 ans.

C’est avec beaucoup de difficultés qu’elle réalise devoir abandonner son métier qu’elle a aimé et adoré, malgré les difficultés et la sensibilité de l’ accompagnement des personnes âgées, à domicile, ou en maison de retraite.

Ses histoires sont émouvantes, drôles, tristes ou nostalgiques d’un temps ou et d’endroits ou l’on accompagnait réellement les personnes ou pensionnaires en fin de vie, ou on leur donnait de l’affection et de la tendresse, ou on prenait soin de les écouter;

Mais elle a aussi été en milieu hospitalier, responsable de service; et la aussi elle pourra en raconter; et offrir ainsi aux jeunes aide soignantes en école, ou aux futures aide soignantes, un aperçu de leur métier, métier qu’elle aime, qu’elle a adoré, et qui va lui manquer.

Pauvre oui, mais pas assez… LE MONDE | 16.10.08 | 17h59

jeudi 16 octobre 2008.

La vie ordinaire d’une aide soignante, qui pourrait être moi !

Sauf que je n’ai qu’un enfant !

C’est le lot de beaucoup d’aide soignantes et aussi le lot de beaucoup de français, actuellement.

La nouvelle démarche des courses low price, les non vacances, les dettes, les familles séparées..

 

Pauvre oui, mais pas assez…

LE MONDE | 16.10.08 | 17h59

Pouvez vous me croire ?

mardi 12 août 2008.

Je suis en fait devant un dilemme. J’ ai envie de parler de mon métier, de ma vie d’ aide soignante, de vous faire partager mes souvenirs, mes moments de joie, de tristesse ou d’ angoisse.

Mais pourrez vous me faire confiance ?

Mon premier article est déjà soupçonné d’être inventé. Pourtant, ce n’est que la stricte vérité (les noms sont changés, les lieux aussi, les dates éventuelles seront modifiées).

Mais ce que je vais écrire est la stricte vérité. A vous de me faire confiance ou de quitter ce blog. Je ne cherche pas à convaincre, ou à enjoliver.

Je veux seulement décrire ce qui a été ma vie, et ma passion.

Mais si je vous écris qu’un jour, suite à la descente dans les escaliers d’un fauteuil roulant, il fut question de poser une barrière. Le médecin attaché à la maison de retraite ou se passait l’incident proposa de peindre une ligne blanche voulant signifier stop.

Ce qu’il oubliait c’est que les personnes âgées, souffraient, pour au moins la moitié des pensionnaires de la maladie d’alzheimer!

Vous avez deux solutions :

  1. refuser de le croire
  2. me faire confiance

Et vous aurez raison : c’est la vérité.

Le pauvre vieux

samedi 19 juillet 2008.

Qu’est ce qui lui arrive à celui la ?

Je suis en train de servir le repas à une soixantaine de vieux dans la salle à manger.

Soudain l’un d’eux vient de se lever brusquement. C’est papy Victor. Je me plante en face de lui, prête à tout. c’est que c’est un farceur, celui la. Toujours prêt à pincer les fesses; ou à raconter des blagues salaces.

Et alors la, je suis servie. Au moment ou j’allais lui dire de se rasseoir, il me lance « j’ai envie de chier » et il tombe sur la table.

C’est du lard ou du cochon ?  Je contourne la table, afin de l’aider à se redresser. Pas de réaction. C’est plus drôle, papi.

Ben non, c’est plus drôle du tout. Papi Victor vient de mourir, et ce n’est pas une blague. Je n’en mène pas large. Comment vais je faire, pour le sortir, discrètement. Ses collègues de déjeuner n’ont encore rien vu.

J’appelle une collègue, Martine, et à nous deux on le redresse. Je lui dis qu’on va le porter à son lit, qu’il ne se sent pas bien. Elle comprend qu’il y a un soucis, mais elle n’a pas encore réalisé. Je le fais avancer, en le poussant du genoux dans les jambes, à tour de rôle, pour qu’il avance à peu près.

Ouf, ca y est; on est sorti. Plus pesonne ne peut nous voir; on l’installe tant bien que mal dans un fauteuil roulant et on le ramène à sa chambre. le reste n’est plus de notre ressort….